
Durant l’Antiquité, les textes mathématiques s’écrivaient en toutes lettres, en prose ou parfois en vers. C’est l’occasion de parler d’âge sans en avoir l’air…
Énoncé
Durant l’Antiquité, les textes mathématiques s’écrivaient en toutes lettres, en prose ou parfois en vers. C’est l’occasion de parler d’âge sans en avoir l’air…
L’Anthologie grecque est un recueil compilé par Méléagre de Gadara au Ier siècle avant notre ère, puis enrichi au fil du temps par de nombreux auteurs. L’expression Anthologie palatine fait référence au recueil transmis par le manuscrit Codex Palatinus 23, conservé à la Bibliothèque palatine de Heidelberg, en Allemagne.
Le livre XIV de l’Anthologie grecque réunit cent cinquante épigrammes, petites pièces de poésie qui sont ici des énigmes ou des problèmes arithmétiques. Ces textes sont majoritairement anonymes, mais beaucoup sont attribués au grammairien et mathématicien Métrodore, qui aurait vécu au Ve ou au VIe siècle de notre ère.
La plus connue de ces énigmes concerne la vie de Diophante. La version suivante, tirée des Récréations arithmétiques d’Émile Fourrey (1899), est présentée en alexandrins.

Passant, sous ce tombeau repose Diophante.
Ces quelques vers tracés par une main savante
Vont te faire connaître à quel âge il est mort.
Des jours assez nombreux que lui compta le sort,
Le sixième marqua le temps de son enfance ;
Le douzième fut pris par son adolescence.
Des sept parts de sa vie, une encore s’écoula,
Puis s’étant marié, sa femme lui donna
Cinq ans après un fils qui, du destin sévère
Reçut de jours hélas ! deux fois moins que son père.
De quatre ans, dans les pleurs, celui-ci survécut.
Q1Question 1 sur 2À faire
À quel âge Diophante mourut-il ?

Extrait d’une loi sur les héritages, en dialecte dorien (Gortyne, Crête, vers –450). L’un des intérêts de ce document est sa rédaction en boustrophédon.
Voici un autre problème attribué à Métrodore. En ce temps-là, le talent était une unité pondérale et monétaire utilisée dans la Grèce antique ; 1 talent = 60 mines.
Prends, mon fils, le cinquième de mon héritage, et toi, mon épouse, reçois-en le douzième ; que les quatre enfants de mon fils défunt, que mes deux frères, que ma mère éplorée en recueillent chacun le onzième.
Vous, mes neveux, recevez douze talents ; qu’Eubule, mon ami, en prenne cinq.
À mes fidèles serviteurs, pour récompense de leurs bons services, je donne la liberté et une gratification ; qu’ils reçoivent donc : Onésime, vingt-cinq mines ; Dave, vingt mines ; Syrus, cinquante ; Synété, dix ; Tibius, huit. Je laisse sept mines à Synétus, fils de Syrus.
Qu’avec trente talents on m’élève un tombeau, et qu’il soit offert un sacrifice au Jupiter des morts. Deux talents serviront aux frais du bûcher, des mets funèbres et des bandelettes. Que mon corps jouisse des vaines faveurs de deux autres talents.
Q2Question 2 sur 2À faire
Quelle part recevra chacun des ayants droit de cet héritage ?